 |
M. Hédi Annabi, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies dans son allocution de circonstance.
|
Je suis heureux d’être parmi vousaujourd’hui pour commémorer la Journée des Nations Unies.
Cette journée nous offre une occasion de célébrer la naissance de l’ONU, le 24 octobre 1945, et de contribuer à une meilleure connaissance des activités de l’Organisation dans tous les domaines, y compris dans celui du développement économique et social. Cette journée constitue également un moment propice pour examiner ce qui peut être accompli lorsque nous travaillons dans l’esprit de solidarité qui animait les auteurs de la Charte des Nations Unies et de réaffirmer notre attachement à ses buts et principes.
Je voudrais remercier tous ceux et celles qui ont accepté de se joindre à nous pour marquer ce 64e anniversaire de l’entrée en vigueur de la Charte des Nations Unies. Nous aurons aujourd’hui un programme relativement simple, vue les circonstances pénibles que nous venons de connaître, avec la perte tragique de onze de nos collègues (10 hommes et une femme) dans un accident d’avion survenu le 9 octobre. Ce matin même, nous avons rendu un dernier hommage à un casque bleu népalais qui est décédé d’une crise cardiaque à Mirebalais.
Ces collègues ont donné leur vie au service des objectifs consacrés par la Charte des Nations Unies – la paix, la sécurité, le développement et le respect des droits de l’homme.
Je voudrais donc, avant de lancer formellement les activités prévues dans le cadre de cette journée, vous demander de vous lever et d’observer une minute de silence, afin de rendre hommage à leur sacrifice.
[Moment de silence] Je vous remercie.
 |
A gauche: Hédi Annabi Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies - AU MILIEU : M. Charles Manigat, Ministre Haïtiens à l'Etranger - A DROITE, Mme Tania Patriota Coordonnatrice Résidente a.i du Système des Nations Unies en Haiti
|
Je vais, dans un instant, vous donner lecture du message que le Secrétaire général des nations Unies, M. Ban Ki-moon, nous a fait parvenir à l’occasion de cette journée. Comme vous allez le constater, ce message met l’accent sur les aspects socio-économiques du travail de l’Organisation: nos efforts en matière d’aide humanitaire pour soulager les souffrances à travers le monde, nos efforts pour répondre aux crises alimentaires, financière et économique auxquelles le monde est actuellement confronté, ainsi que nos efforts pour faciliter un développement plus juste et plus équilibré.
Dans son discours du 17 octobre, le Président Préval a souligné, très justement, et je le cite que « Sans stabilité politique, il n’y a pas de développement. » Mais l’inverse est également vrai. Il est évident qu’en Haïti, le processus de stabilisation ne saurait aboutir sans développement économique et social soutenu et durable. Le succès de nos efforts communs visant à promouvoir la sécurité et à renforcer les institutions nationales dépend du travail qui doit être mené en parallèle, afin de parvenir à une amélioration sensible des conditions de vie de chaque citoyen haïtien et de chaque citoyenne haïtienne, et notamment les plus défavorisés.
Nous sommes en effet convaincus que les efforts de l’Equipe Pays des Nations Unies et ceux de la MINUSTAH ne sont que les deux faces d’une même médaille, et qu’ils sont donc complémentaires et indissociables.
C’est dans cet esprit que nous mettons à la disposition des agences nos moyens logistiques et sécuritaires, lorsqu’il y a des urgences auxquelles il faut répondre, comme par exemple lors des ouragans qui ont si durement frappé le pays, l’année dernière. C’est également dans cet esprit que nous avons soutenu la campagne de vaccination menée à travers le pays par les Agences des Nations Unies, en collaboration avec les Autorités haïtiennes. C’est aussi la raison pour laquelle nous faisons de notre mieux pour appuyer le travail entrepris par l’Envoyé Spécial des Nations Unies, l’ancien Président Bill Clinton, afin de promouvoir les investissements et créer les emplois dont ce pays a tant besoin.
Nous avons constamment souligné ce lien étroit qui existe entre stabilité et développement dans nos échanges avec les Etats Membres, et nous sommes encouragés de voir qu’ils partagent nos convictions. En effet, la dernière résolution adoptée par le Conseil de sécurité, la résolution 1892 (2009) du 13 octobre, indique clairement que le progrès, en matière de développement économique et social, est considéré comme indispensable à la consolidation de la stabilité en Haïti.
A cet égard, le Conseil de Sécurité salue dans sa résolution et je cite le «travail accompli par la MINUSTAH pour aider à répondre aux besoins immédiats d’Haïti et engage la Mission, dans les limites de son mandat, à exploiter pleinement les moyens et capacités dont elle dispose actuellement, notamment ses unités de génie, en vue de contribuer au renforcement de la stabilité dans le pays. »
Nous continuerons donc, dans les limites de notre mandat, et de nos capacités, et en étroite collaboration avec l’Equipe Pays des Nations Unies et l’ensemble des partenaires techniques et financiers d’Haïti, à appuyer les efforts des Autorités haïtiennes visant à répondre aux besoins et aux aspirations de la population. Nous poursuivrons également notre dialogue avec la communauté internationale pour encourager des contributions supplémentaires, y compris à travers l’appui budgétaire.
Et en même temps, il est bien sûr essentiel que tous les responsables haïtiens travaillent ensemble dans un esprit de solidarité et de confiance réciproque, afin de renforcer la stabilité politique et de créer ainsi un climat réellement propice à l’investissement et à l’amélioration du niveau de vie de tous les Haïtiens et de toutes les Haïtiennes.
Je vous remercie.
|