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| Agent Recenseur au travail |
Port-au-Prince.- 8 septembre 009. --- Formulaire et stylo en main, Vivianne débute sa journée de travail devant une maison adjacente à une voie très passante. Elle fait partie de pas moins de quatre-vingts agents recenseurs recrutés parmi une centaine de candidats. Ils sont encadrés par une vingtaine de superviseurs.
L’opération de collecte a débuté dans l’espace urbain et s’est par la suite étendue dans les cinq sections communales des Gonaïves, à savoir Tamarin, Bayonnet, Coteaux, Bassin et Labranle.
Selon le responsable local d’opération de l’IHSI, Moviel Mentor, les agents recenseurs sont déployés sur le terrain après avoir suivi une formation axée sur trois aspects : la cartographie, le questionnaire sur support papier et le questionnaire sur support PDA.
Le PDA est un petit ordinateur de poche introduit pour la toute première fois dans le cadre d’un recensement en Haïti. Si le test s’avère concluant, cette innovation sera maintenue pour le prochain recensement général de la population et de l’habitat (RGPH). Entre autres avantages, cette technologie facilite, explique un consultant international de l’UNFPA dépêché sur place, l’analyse des données recueillies sur le terrain. Le PDA permet aussi, poursuit Daniel Labuonora, de détecter de possibles erreurs ou omissions et d’en avertir rapidement l’enquêteur pour les correctifs et vérifications nécessaires.
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A gauche : Daniel Labuonora Consultant International UNFPA |
La première partie de l’investigation consiste en une actualisation cartographique. Les agents ont reçu un minimum d’informations pour utiliser la carte SDE (section d’énumération) et un appareil GPS. Cette carte détermine les zones d’affectation des agents recenseurs dans le cadre de la collecte.
À ce niveau, l’enjeu est, selon le coordonnateur local du travail cartographique Darang Jean Claude, d’actualiser la base des données de 2003 de l’Institut Haïtien d’informatique et de Statistiques (IHSI) et de s’assurer que toutes les maisons sont géoréférencées.
Parallèlement au travail cartographique, l’opération de collecte des informations, à travers le questionnaire, se poursuit dans les zones rurales. Les deux opérations - collecte et travail cartographique - devraient s’achever, au cas où la nature reste clémente, au cours de la première semaine d’octobre (2009), prévoient les responsables d’opération et du travail cartographique.
Sur toute la commune des Gonaïves, l’investigation doit couvrir trois cent soixante-quinze SDE dont cent quarante-neuf en milieu urbain.
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Au siège local de l'IHSI |
À ce stade de l’opération, celle-ci ne donne pas encore d’indications ou de tendances sur les mouvements de population internes et externes. Toutefois, des visites exploratoires laissent voir que - en termes de logements - de plus en plus de gens s’installent dans des hangars et dans des cahutes, des huttes de paille, de branchages et de toutes sortes d’objets hétéroclites.
On constate aussi, souligne le responsable d’opération, qu’une bonne partie de la population a migré vers les hauteurs, vers les mornes. Cette situation est perceptible notamment au niveau de la section communale de Bassin, située à la périphérie de la ville.
Les cartographes relèvent en effet - par rapport à 2003 - un plus grand nombre de ménages et de cases nouvellement construites à l'intérieur de certaines SDE (sections d'énumération ou zones géographiques clairement délimitées pour l'opération de collecte).
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Cartographes en action |
Cette investigation s’inscrit dans le cadre du Système d’Enquête Post-Désastre. Elle est conduite dans la Cité de l’Indépendance - par le Ministère de l’Économie et des Finances et l’IHSI - avec le support du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA).
Un expert international de l’UNFPA, l’ingénieur-statisticien-mathématicien (de nationalité Uruguayéenne) Daniel Labuonora a séjourné aux Gonaïves pendant une vingtaine de jours en vue de fournir un appui technique à l’équipe de l’IHSI dans le cadre de ce recensement.
Selon l’IHSI, ce projet pilote vise à “évaluer sommairement l’état et les caractéristiques de la population et de l’habitat, et constituer une base de sondage pour une éventuelle enquête rapide dans la commune au cas où il y aurait un cataclysme naturel”. Elle viendra aussi mettre en évidence les changements intervenus de 2003 (date du dernier RGPH) à 2009.
Cette investigation fournira notamment des informations détaillées sur les mouvements des gens et leur évolution après les désastres.
Parmi toutes les communes d’Haïti, Gonaïves a été la plus durement affectée par les ouragans de 2004 et de l’été 2008 respectivement. La vie y a repris depuis. Mais les stigmates des intempéries sont encore présents.
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Maison précaire |
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