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Port-au-Prince.- Mercredi 14 octobre 2009 --- L'Assemblée Générale des Nations Unies a marqué ce 12 octobre le quinzième anniversaire de la Conférence Internationale sur la population et le développement (CIPD) tenue au Caire en 1994. Cette conférence a été marquée par l’adoption d’un plan de 20 ans visant à permettre d’accéder à la santé reproductive, à réduire les décès maternels, à favoriser les droits des femmes et à aider à réduire la pauvreté. Pendant la journée commémorative, des voix se sont élevées un peu partout dans le monde pour exprimer leur support au consensus de la CIPD et partager leurs expériences sur la façon dont ce dernier a aidé leurs pays, communautés et familles.
« La conférence du Caire de 1994 a marqué un tournant dans la réflexion à l’échelle internationale sur les questions de population », a déclaré le Sécrétaire Général des Nations Unies Ban Ki-moon dans son adresse à l'Assemblée. « À travers le monde, des pays ont affirmé que la population, loin d'être une question de nombre, est une affaire de personnes -- et que la santé, l'éducation, l'emploi et l’autonomisation des femmes sont les clefs d’un avenir viable ».
« Il y a quinze ans au Caire, pour la première fois, les gouvernements ont reconnu que chaque personne a le droit à la santé sexuelle et génésique », a rappelé Ban Ki Moon. « Aujourd'hui, nous nous réunissons pour saluer les progrès qui ont été accomplis … pour prendre connaissance des nombreux problèmes qui subsistent… et pour renforcer notre determination à les surmonter ».
“La communauté internationale a rudement travaillé pour ces progrès. Je veux particulièrement rendre hommage au Fonds des Nations Unies pour la population pour son inlassable plaidoyer et ses multiples et louables activités”, a ajouté Ban Ki Moon.”Mais comme nous le savons tous, en dépit de ces efforts, pour nombre de gens, le consensus du Caire reste un but à atteindre plutôt qu’une réalité “.
“Ceci peut être un moment du ralentissement de l’activité économique et de l’agitation financière globale”, a estimé le Secrétaire Général, précisant que ce n’est toutefois pas le moment de ne pas honorer nos promesses de protéger les femmes et d’investir en elles - dans leur intérêt et pour notre futur collectif ».
Le consensus du Caire « met les personnes au centre du développement », a indiqué la Directrice Exécutive du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) qui faisait partie du Secrétariat de la Conférence internationale du Caire. Elle considère la santé de la reproduction, y compris la planification familiale, et les relations saines ainsi que le bien-être des individus comme un droit.
Il est evident que quand les femmes parviennent, en toute autonomie, à déterminer le nombre et l’espacement de leurs enfants - une décision apparemment simple mais en réalité complexe - ceci améliore leurs propres vies et le bien-être de leurs familles, de leurs communautés et de leurs pays.
Le consensus du Caire a été adopté par 179 gouvernements, qui se sont entendus sur des actions visant à réduire la pauvreté et favoriser le développement, en diminuant la mortalité maternelle et (la mortalité) infantile, en promouvant l’éducation et les droits des femmes, en prévenant le VIH/SIDA, et en assurant l'accès universel à la santé génésique, y compris la planification familiale volontaire.
* Version initiale en anglais sur http://www.unfpa.org/public/News/pid/4016
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