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| Au milieu : Magalie Marcelin
Consultante UNFPA
À droite : Nicole Magloire
Secrétaire Exécutive Concertation Nationale
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Jacmel, 28 sept. 2009 [UNFPA] --- À l’initiative de la Concertation Nationale Contre les Violences faites aux Femmes, diverses organisations issues des différentes communes du Sud-Est et institutions se sont rassemblées au siège de l’association féministe FANM DESIDE (Les Femmes décident), à Jacmel, du 23 au 25 septembre 2009. Cet atelier a notamment débouché sur la mise en place de la Concertation Départementale du Sud-Est et d’un plan d’opérationalisation du Plan National de Lutte Contre les Violences faites aux Femmes.
Monette est inspectrice de police. Elle est suspendue aux propos des intervenantes et échange ses expériences avec l’assistance. Elle renseigne sur l’accueil reçu dans les Commissariats par les filles et femmes victimes de violence sexuelle.
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Monette Jean Julien
Inspectrice de Police Sud-Est
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Des éclairages apportés par les formatrices concernant les différents volets de la prise en charge de ces dernières l’interpellent. Monette se préoccupe surtout de l’aspect lié à l’accompagnement social. Elle se rappelle que cet enseignement n’était pas inclu dans le curriculum de l’Académie de Police lorqu’elle y étudiait. Elle propose qu’on l’y intègre. Les formatrices acquiescent et l’informent de certaines avancées.
Au nombre de ces avancées figure l’inauguration, dans les Commissariats de Fort National et de Delmas 33, à Port-au-Prince, le 24 septembre 2009, de deux espaces d’accueil de filles et femmes victimes de violences. Y seront affectés des policiers qui viennent tout juste de suivre une formation dans ce domaine, sous la supervision de la Concertation Nationale Contre la Violence faite aux Femmes.
Monette est ravie de la nouvelle et souhaite l’extension d’une telle expérience dans le reste du pays, notamment dans le Sud-Est. Les formatrices la rassurent. “C’est un processus qui est enclenché. Il suivra son cours”, déclare la Secrétaire Exécutive de la Concertation Nationale Nicole Magloire.
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Une vue des participantes et participants |
Fort de son intérêt, les formatrices lui promettent de la documentation appropriée, en attendant l’initiation et la systématisation d’une telle expérience dans le Sud-Est. Monette respire !
Monette participe à cet atelier aux côtés d’une trentaine de représentantes et représentants d’organisations - de femmes en majorité - établies dans les différentes communes du Sud-Est, de représentants des pouvoirs publics et d’organismes internationaux de développement.
Les échanges sont animés. La première journée de l’atelier est consacrée au répertoriage des organisations désirant intégrer la Concertation - comme membre - en vue de la mise en place d’une Concertation Départementale du Sud-Est. Objectif effectivement atteint à la clôture de l’atelier. Cette étape fait suite à plusieurs réunions tenues par les comités de suivi communaux.
Pendant les deux dernières journées, les participantes et participants se sont également attelés à l’élaboration d’un “plan d’action d’opérationnalisation du Plan National de Lutte Contre les Violences faites aux Femmes” dans le département du Sud-Est. “Nous élaborons d’abord un plan opérationnel. Ensuite, nous allons chercher les moyens”, souligne la consultante Magalie Marcelin.
À cette phase, l’exercice consistait pour les délégués des organisations à consigner les activités que celles-ci envisageaient d’entreprendre, au cours des trois prochaines années (2010-2012), pour “faire atterrir” le Plan. Il leur revenait aussi de préciser la stratégie que leurs organisations respectives comptaient mettre en oeuvre dans le cadre de la conduite de telles activités ainsi que les zones d’impact.
Les activités énumérées devaient être en phase avec des objectifs concrets, à savoir la mise en place d’un système de collecte systématique de données et d’informations qualitatives permettant de faire la photographie des violences spécifiques faites aux femmes et d’observer leur évolution, le renforcement et l’augmentation des services de prise en charge des institutions et des mécanismes de coordination, la prévention des violences spécifiques faites aux femmes et le renforcement du plaidoyer pour une réponse nationale au phénomène, le renforcement des capacités des institutions publiques concernées afin qu’elles puissent jouer pleinement leur rôle dans le Plan National de Lutte Contre les Violences faites aux Femmes, à travers notamment l’établissement de solides partenariats avec les organisations de la société civile, et particulièrement les organisations de femmes.
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Travaux en atelier |
La signature - par le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits de la Femme (MCFDF) et le Ministère de la Santé Publique et de la Population - du Plan National Contre les Violences faites aux Femmes remonte à l’année 2005.
Ce Plan - produit par la Concertation avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Population - vise à terme à renforcer la construction d’un État de droit en Haïti, notamment par la lutte pour le respect des droits des femmes, à sensibiliser les populations sur le lien existant entre les violences spécifiques faites aux femmes et l’inéquité dans les rapports sociaux de sexe, à renforcer la prévention et la prise en charge des violences spécifiques faites aux femmes.
Outre le Plan, la Concertation Nationale compte à son actif - depuis sa création en 2003 - plusieurs acquis dont l’élaboration d’un protocole de prise en charge médicale des victimes de violences sexuelles, la signature par trois Ministères (Condition Féminine et Droits de la Femme, Santé Publique et Population, Justice et Sécurité Publique) d’un protocole relatif à un modèle unique de certificat médical en la matière, la conception et la réalisation d’un manuel dans le cadre de l’accompagnement des femmes victimes de violences dans leurs démarches auprès des Tribunaux, la signature par le MCFDF et le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique d’un autre protocole sur l’égalité des femmes au sein de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et l’accueil des filles et femmes victimes de violences dans les Commissariats.
La Concertation Nationale Contre les Violences faites aux Femmes est une structure tripartite réunissant trois grands secteurs, à savoir le Gouvernement, la Société Civile et des Agences de Coopération Internationale dont l’UNFPA.
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